Kabangu : « J’aurais pu apporter un plus à La Calamine! » [Interview]

Remercié par les dirigeants de La Calamine peu avant la trêve, Jaali Kabangu s’avoue déçu, mais espère bien rebondir au plus vite.

 

Rencontre et interview avec un attaquant au parcours plutôt flatteur, mais qui pourrait bien se retrouver sans club si sa situation ne se débloque pas.



Vous êtes aujourd’hui sans équipe, et pourtant, vous êtes passé par de bons clubs…

Effectivement, j’ai commencé le football en 1998, à Seraing et dès mes 16 ans, je suis parti au RFC Liégeois, en scolaires puis juniors nationaux. Fin de saison, j’évoluais déjà avec l’équipe réserve et j’avais inscrit 6 ou 7 buts.


Et puis, il y a ces blessures à répétition… Véritable(s) coup(s) d’arrêt ?

J’aurais pu faire l’une ou l’autre apparition au RFCL mais une blessure m’en a malheureusement empêché. De même, quand j’ai signé en D2 à Visé sous l’ordre de Monsieur Phillipens, j’ai été victime de plusieurs blessures. Ce qui m’a poussé à quitter Visé vers 19 ans pour rejoindre le RFC Serésien.

 

 

Vous n’avez pas retrouvé le temps de jeu souhaité à Seraing. Fin de saison passée, une amie vous met alors en contact avec le Président calaminois, Egide Sébastian. Vous pensez rejoindre une équipe promotionaire. Motivé par ce challenge ?
Oui puisque j’espérais surtout jouer et Kelmis m’avait convaincu. Ensuite, lorsque j’ai appris que nous serions en D3, j’étais heureux, il s’agissait d’une belle opportunité de se montrer, même s’il est vrai que le noyau était un peu juste. Les résultats qui ont suivit ne m’ont d’ailleurs pas trop étonnés.

 

Justement, votre ancien coach Toni Niro a regretté ce manque de hargne peu après l’entame du championnat. Un peu comme si l’équipe s’avouait vaincue d’avance, et cela semblait s’exprimer chez vous par un manque d’engagement physique. Ce reproche vous étonne-t-il ?
Il est vrai que parfois, je manquais d’engagement physique. Mais bon, je ne recevais que trop peu de ballons exploitables.

 

D’autant qu’avec votre physique (1m90, 83kg), Toni Niro était en droit de s’attendre à autre chose…
J’ai bien vu qu’il m’en demandait plus. Surtout après avoir démissionné. Il est revenu sur sa décision, et depuis, nos rapports qui étaient très bons jusque-là, n’étaient plus pareils. Je n’ai jamais compris pourquoi.

 

Avec un seul but en championnat, face à Dessel, votre bilan est plutôt mitigé. Le club a décidé de se séparer de vous, la nouvelle vous a surpris ?
Honnêtement, cela peut paraître étonnant, mais oui j’ai été surpris de lire dans la presse que La Calamine souhaitait se séparer de moi. J’ai contacté le coach qui m’a expliqué qu’il s’agissait d’une décision du président, sans jamais en savoir beaucoup plus.

 

Vous portez désormais un regard extérieur sur la situation de La Calamine. Le club l’a emporté ce week-end face à Hoogstraten, mais est-il armé pour se sauver ?
J’espère vraiment qu’ils se sauveront, mais je reste persuadé que j’aurais pu apporter un plus à ce groupe.

 

Le mercato est déjà bien entamé et vous demeurez sans club… Cela ne vous préoccupe pas trop ?
Je garde le moral et j’entretiens ma forme physique, mais il est vrai que j’aimerais trouver un club au plus vite. D’ailleurs, si quelqu’un lit ceci et a une équipe à me proposer…