Sven Jadot vit le foot pastis [Interview]

A l’age de 25 ans, Sven Jadot qui a défendu les couleurs de Comblain et de Visé en D2 a choisi de partir en France et regrette la chaleur du foot belge, lui qui vit à Fréjus…



Pourquoi êtes-vous parti à l’étranger ?
Je suis parti en France pour me rapprocher de mes parents et mon frère qui habitaient depuis 10 ans dans l’Hérault ainsi que la famille de ma copine de l’époque qui était de nationalité française.



Que devenez-vous au niveau foot ?
Je joue en PHA à Roquebrune sur Argens, une division qui équivaut à votre première provinciale. Nous sommes troisième au classement et la montée est un objectif. Depuis 3 ans, j’ai des contacts avec l’échelon supérieur, mais le boulot me prend du temps.
Elu meilleur gardien de ma série l’année dernière à trente et un ans, j’ai refusé pour des raisons professionnelles de jouer en DHR (national), mais y pense sérieusement pour l’année prochaine (Draguignan ou St Raphaël).



Que regrettez-vous de la Belgique ?
Je regrette bien sur les belles années que j’ai connu en Belgique et les moments que j’ai passé dans les différents clubs de Comblain à Visé.
Je continue à suivre les équipes et joueurs que j’ai connus avec beaucoup de mélancolie par le biais d’internet qui m’a permis de retrouver beaucoup de monde.
Comme beaucoup de joueur, j’ai parfois le sentiment d’inachevé et me dis que sportivement, il y avait peut-être encore quelque chose à faire.


Quelle est la différence entre le foot belge et français?
Au niveau du jeu, c’est très proche de celui que j’ai connu en Belgique. En France, le niveau est bon mais je n’ai jamais ressenti ce que j’ai connu et vécu en Belgique au niveau de l’ambiance et de la chaleur tant sur le terrain qu’en dehors. Dans la région où je vis, le foot n’est pas très bien suivi et certainement moins qu’en Belgique

Quels sont les joueurs et entraîneurs qui vous ont marqué en Belgique ? Et pourquoi ?
-Jean Xhenceval, président de Comblain qui m’a fait confiance et qui m’a suivi de Comblain jusqu’a Visé en D2. Pascal Croughs, un entraineur qui m’a apporté énormément sportivement et humainement. Et mes entraîneurs spécifiques comme Guy Delhasse, Pierre Drouguet ou Jorge Veloso. Ici en France, je n’ai pas la chance d’avoir du spécifique et cela me manque.

Au niveau des joueurs, je peux citer Michel Rasquin; Eddy
Benbuanakeve, Jean Marien Ebalanke, LaurentFassotte, Marco Licata et Dario Rappa. De grands joueurs avec un coeur gros comme cela.