Patrick Dries évoque Malmédy et Saint-Vith [Interview]


Transféré fin de saison dernière en provenance de Saint-Vith (P1), Patrick Dries a tiré son épingle du jeu face à Hannut, malgré la défaite malmédienne 0-2.


Le puissant médian défensif sait que samedi soir, son équipe a manqué d’envie, mais il ne dramatise pas.

 


Interview d’un joueur qui s’est parfaitement adapté au niveau promotionnaire, et qui évoque la situation de son club de coeur, Saint-Vith, son ancienne équipe.



En bon milieu défensif, vous avez lutté sur chaque ballon. Ce n’était pas le cas de vos coéquipiers, d’où la défaite 0-2 face à Hannut serait-on tenté de dire…

J’estime que nous n’avons pas si mal commencé que cela. On en voulait vraiment, mais encaisser deux buts en trois minutes, cela fait mal ! Et d’ailleurs, malgré toutes nos tentatives, nous ne sommes jamais parvenus à revenir.



Il y a six mois, vous n’aviez aucune expérience de la promotion, ce qui ne vous a pas empêché de vous imposer à Malmundaria. Quel est votre secret ?
Je ne sais pas mais il est vrai qu’au début, surtout à mon poste de milieu récupérateur, j’ai éprouvé quelques difficultés à m’adapter à la vitesse de jeu. J’ai du manquer environ cinq matches mais aujourd’hui, je suis souvent aligné.

 


Vous êtes le seul Germanophone du groupe. Quitter Saint-Vith, votre fief, n’a pas été trop dur ?
J’habite Saint-Vith et j’ai joué toute ma vie là-bas, mais ici à Malmedy, tout se passe bien et l’intégration s’est bien déroulée. J’ai été très bien accueilli mais il est vrai que Saint-Vith restera toujours mon club de cœur. J’ai 27 ans, mais je compte bien y rejouer un jour.



 

Justement, Saint-Vith, votre ancien club, est en pleine crise. Qu’en pense le clubman que vous êtes ?
Karim Najdawi est arrivé à Saint-Vith avec ses idées. Toutefois, je crois que certaines de ses valeurs étaient incompatibles avec la mentalité de Saint-Vith. Quoi qu’il en soit, on a beaucoup trop parlé de l’affaire de l’alcool (ndlr: le coach interdisait à ses joueurs la consommation d’alcool) dans la presse.


 

On dit pourtant que les joueurs avaient accepté les conditions du coach ?
En effet, on raconte beaucoup de choses. Ce qui est sûr, c’est que certains joueurs ne restaient que 15 minutes à la buvette, et ne participaient pas à la vie du club. Ces mêmes joueurs ont été la cible du public une fois que les résultats ne suivaient plus.