Philippe n’est pas un renard des surfaces [Interview]


L’ex-Tirlemontois Bruno Philippe a connu un début de saison difficile à Seraing et espère bien se relancer avec Waremme. Portrait de ce futur professeur d’éducation physique:



Pourquoi avez-vous signé à Waremme ?
Les dirigeants ont vu dans la presse écrite que Seraing allait arrêter et que je cherchais à me recaser. Amay est aussi venu aux nouvelles, mais je ne possède pas de moyen de locomotion car mon frère de 17 ans joue au Standard et papa a besoin de la voiture. J’habite Bergilers et je peux s’il le faut prendre le bus, mais certains joueurs habitent la région et peuvent me prendre en charge.



A seraing, vous n’avez presque pas joué… Comment l’expliquez-vous? alt
J’avais effectué toute la préparation avec le groupe et je me sentais bien. Alain Bettagno semblait bien décider à relancer le groupe de la saison dernière et j’étais prêt à joueur la carte de la concurrence. Mais, un des titulaires est parti trois semaines en vacances et à son retour, il a de suite été repris dans le onze de base. Ensuite, une maladie m’a tenue éloigné des terrains pendant deux mois. Puis, les problèmes de Seraing sont arrivés.



Que gardez-vous comme souvenir de Bas-Oha ?
Une ambiance extraordinaire et je devais en principe continuer là-bas. Une incompréhension entre le comité et moi-même a fait que nous ne nous sommes plus téléphoné. J’attendais leur coup de fil et aux aussi. Je n’ai pas eu de problèmes avec eux, si ce n’est que je pense qu’on a un peu trop attendu de moi.



Vous n’avez pas encore vraiment réussi dans les clubs où vous êtes passé…
Je crois que j’aurais peut-être dû rester un peu plus à Tirlemont et m’aguerrir un peu plus. Et, je ne suis pas le pur attaquant de pointe que certains voyaient en moi, ni même le renard des surfaces et le jeu en profondeur n’est pas mon point fort. Je suis plus un joueur de soutien ou un deuxième avant. Il est vrai qu’en général, je plante une dizaine de buts par saison. Certains disent que mes points forts sont mon jeu de tête et ma vision du jeu.



Que faites-vous en dehors du foot ?
Je suis en dernière année de régendat en éducation physique à Beeckman et je commence 10 semaines de stage à l’IPES de Waremme et ensuite à l’athénée. Cela a aussi fait pencher la balance au niveau de mon choix. Manu Christiaens m’ avait approché pour Wasseiges et je pouvais aussi signer à Houtem en deuxième provinciales.



Quels ont été les arguments de Waremme pour vous attirer ?
Waremme veut absolument jouer le tour final et je suis passé par là en équipe de jeunes. Je préfère jouer plus bas dans une équipe qui joue le haut du panier que dans une équipe qui joue pour descendre.



Waremme, un tremplin ou une perspective d’avenir ?
Laissez moi d’abord finir la saison et me relancer. Ensuite, on verra. Bien sûr, si cela tourne bien, je donnerai la préséance à Waremme qui m’aura permis de me relancer, mais je n’en suis pas encore là. Je suis prêt physiquement et prêt à m’intégrer dans un groupe où je connais les plus jeunes. Mon objectif est bien sûr de permettre à Waremme de jouer le tour final.