Arnaud Fransquet, un gardien sans club belge [Interview]

Arnaud Fransquet, gardien de but de 27 ans, nous prouve que nul n’est prophète en son pays. Portrait d’un footballeur sans club.


Pouvez-vous retracer votre parcours footballistique ?

J’ai commencé en Diablotins au Standard où je suis resté douze saisons. Ensuite, avec Grégory Scattone et Nadir Sbaa, j’ai passé un an au GBA. Je suis alors parti au Portugal au FC Tirsense où j’ai passé trois saisons et une au Leça FC. Je suis rentré en Belgique où j’ai évolué une saison à Tubize, une saison à Eupen et enfin, six mois à Wiltz au Luxembourg.


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Quelles sont les différences entre le foot portugais et le foot belge ?

Le foot fait partie de la culture au Portugal. Toutes les équipes de D1 à D3 incluse sont professionnelles alors qu’ici, seuls quelques clubs en plus des clubs de D1 le sont. Le foot portugais associe physique et technique. Ici, en Belgique, on joue plus direct. Un peu à l’anglaise.



Vous êtes aujourd’hui sans club…

J’ai commis quelques erreurs dans mes choix et je me retrouve sans club depuis quelques mois. Beaucoup de Belges ignorent mon parcours quand je parle avec des gens du foot. On ne me connaît pas du tout et c’est frustrant. Je n’ai que 27 ans et je suis déjà sans club.



Comment expliquer le fait que la Belgique ne compte plus de grands gardiens ?

La Belgique a de bons gardiens, mais on le les aide pas. Les grands clubs belges trouvent des excuses pour transférer des gardiens étrangers avec peu d’expérience et on met nos jeunes gardiens aux oubliettes. C’est le cas de Devriendt au Standard. La mode est maintenant aux gardiens qui mesure plus de 190 cm. J’aime bien Copa de Lokeren ou Jorgacevic de Gand. Habran de Seraing a lui aussi d’énormes qualités. Mais, pour moi, le seul grand gardien belge, c’est Jean-François Gillet. Stijnen ne lui arrive pas à la cheville.



Comment envisagez-vous votre avenir ?

Je pense que mon bonheur est ailleurs. J’espère repartir à l’étranger car je ne me sens pas à l’aise ici. Je ne sais pas pourquoi, mais c’est ainsi. Après ma carrière, je me vois bien rester dans le milieu du foot comme manager.