Caserini (Andenne) accueille Sprimont les bras ouverts

Bien qu’il souhaite « le meilleur » à l’équipe qu’il coachait encore en début de saison, Philippe Caserini n’entend pas pour autant faire de cadeau à Sprimont. (…)

 

Si le match Andenne-Sprimont programmé ce dimanche a bien lieu, Philippe Caserini accueillera l’équipe qu’il entraînait encore en début de saison. Rien n’est toutefois moins sûr, car une partie du terrain restait gelée samedi après-midi, et les conditions atmosphériques annoncées risquent d’empêcher toute amélioration.

 

C’était précisément contre Andenne que l’actuel coach des Oursons avait occupé pour la dernière fois le dug-out jaune-bleu-rouge ; cette rencontre, qui s’était soldée par un partage et avait valu la peu enviable lanterne rouge de la promotion D aux troupes du président Vincent Prégardien avait sans doute scellé le sort de Casè.

 

Il assure ne garder aucune rancune de son éjection à Prégardien et René Franchi, les hommes forts de Sprimont. « J’ai même beaucoup d’estime pour eux », affirme-t-il.

 

Le sympathique chauve a rapidement retrouvé un club, mais celui-ci se porte mal, tant sportivement que financièrement. « Ce sera très difficile de sauver Andenne, mais on fera le maximum », affirme Caserini.

 

Sur le plan sportif, il estime que la qualité du jeu montrée régulièrement par ses ouailles laisse espérer le maintien.

 

Sur le plan financier, ça coince. « Nous avions deux gros sponsors, Carmeuse et Fortis. Suite à la crise, le premier à logiquement gelé ses engagements. Quant au second… » Difficile pour lui de proposer des entraînements supplémentaires quand les salaires des joueurs restent en suspens. Pourtant, c’est impérativement par là que passera le maintien. « Il faudra maintenir la motivation du groupe jusqu’au bout, mais je ne me leurre pas, ce n’est pas gagné d’avance ».

La venue de Sprimont, de son propre aveu, il l’a ressent bizarrement.

 

« C’est un club de ma région auquel je reste très attaché : j’y ai joué et entraîné, j’ai entamé un projet avec le noyau actuel, et même si on ne m’a pas donné le temps d’aller au bout, je suis ravi de la réussite actuelle de mon successeur et lui souhaite d’aller chercher le titre. Cela dit, il ne faudra pas trop compter sur notre compréhension, nous avons aussi grand besoin de points », plaisante-t-il.

Forcément, il a continué à s’intéresser à Sprimont, et souligne sa courbe ascendante. « C’est une équipe solide, qui encaisse peu de buts et qui est en pleine confiance. Philippe Médery a réussi à mettre au point un bon mix, avec en cerise sur le gâteau le coup de génie de Christophe Verbeeren au centre-avant. La mayonnaise a pris après mon départ », reconnaît-il, beau joueur.

 

Pour contrecarrer cette machine, leader autoritaire de la deuxième tranche, ce sera « compliqué », d’autant qu’il ne pourra pas encore compter sur ses deux recrues du mercato, pas encore qualifiées. Mais comme disait récemment Médery, « remporter l’enjeu contre Andenne ou Bioul ne sera pas forcément plus facile que contre Bertrix ou Huy ».