José Victoor au Standard pour toujours

José Victoor a vu défiler une multitude de talents au Standard et ne perd pas la flamme. Interview du délégué du groupe des Espoirs, qui est né Rouche et qui le restera envers et contre tout.

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Qui est José Victoor ?

 

J’ai 56 ans, marié, deux enfants. Ma première affiliation au foot était à Montegnée, alors en D2 dans les années 60. J’ai joué jusqu’à l’âge de 18 ans, ma place de prédilection était arrière droit. Francis Nicolay m’a demandé d’intégrer l’école des jeunes en tant que délégué. En 1996, lors de la fusion entre les deux clubs, j’ai voulu tout arrêter lorsque Christian Labarbe m’a proposé de l’accompagner en tant que délégué des juniors UEFA du Standard de Liège, club de mon coeur. Et maintenant je suis, depuis deux ans, délégué de l’équipe espoirs de José Jeunechamps.

 

 

Quelles sont les plus grands joueurs que vous avez eu en Espoirs ?

J’ai côtoyé des joueurs devenus des grands espoirs au niveau belge et international comme Mirallas (Saint-Etienne), Legear (Anderlecht), Turaci (Fenerbahce), Tchité (Santander), Fellaini (Everton), Witsel (Standard de Liège). Sans oublier Simon Tahamata et Alex Czerniatynski qui ont été entraîneur de nos équipes de jeunes.

 

 

Et celui qui vous a le plus marqué ?

Axel Witsel, un garçon extraordinaire pour sa gentillesse et son calme, jamais un mot plus haut que l’autre. Il possède une classe hors norme, une classe naturelle. Ce soulier d’or, il ne l’a pas volé.

 

 

Une anecdote à nous raconter ?

En coupe Intertoto, en 2000, le Standard de Liège a aligné tous ses jeunes au premier tour pour affronter le Dynamo Tbilisi. J’étais délégué de l’équipe. Le voyage vers la Georgie était un vol inaugural pour la nouvelle compagnie Zena air. Dans l’avion, il n’y avait que notre équipe et une centaine de journalistes venu assister à ce vol inaugural. A l’atterrissage, un journaliste m’a interviewé et m’a demandé quel résultat nous allions faire, et je lui ai répondu que nous étions la pour gagner. Ce qui n’a pas plu à Daniel Boccar qui avait écouté la conversation. Il m’a enguirlandé en me disant que c’est une chose à ne pas faire car cela, via la presse, allait motiver le Dynamo. Pour la petite histoire nous avons partagé l’enjeu 2-2. Ce fut pour moi un merveilleux moment.