Sprimont bat Ciney sans réellement convaincre

Sprimont bat Ciney sans réellement convaincre


Bigirimana, à la 56è, puis Verbeeren, dans les arrêts de jeu, ont scellé le score de la rencontre.


Sprimont-Comblain a remporté trois points précieux ce dimanche devant une équipe de Ciney qui s’était privée volontairement de ses principaux atouts offensifs au coup d’envoi. La première période fut assez insipide, caractérisée par peu d’opportunités réelles et une domination stérile des joueurs locaux. Prudents avant tout, les visiteurs ne se créaient qu’une seule occasion, au quart d’heure, quand Maxime Maréchal décroisait un tir puissant au ras du poteau de Gilles Regnier. De l’autre côté, la plus belle possibilité partait, à la 32è minute, des pieds de Macedo Varela-Gomes, au terme d’un joli une-deux avec Christophe « Schtroumpf » Verbeeren, mais Kevin Boon détournait le tir en coup de coin.

Dès la reprise, les namurois mettaient coup sur coup le nez à la fenêtre, par Maxime Maréchal dont l’envoi manquait le cadre, puis à la suite d’un coup-franc bien donné, quand Pierre-Alain Laloux « oubliait » d’ajuster Regnier de la tête. La réaction d’orgueil de Sprimont intervenait deux minutes plus tard, à la 56è, quand François Rouffignon récupérait le cuir pour lancer Macedo Varela-Gomes sur l’aile gauche. Ce dernier centrait pour Verbeeren qui, de l’entrée du rectangle, canonnait dans le tas. Opportuniste, Michel Bigirimana suivait bien et, dans un style peu académique, surprenait Boon (1-0). A ce moment de la partie, c’était plutôt bien payé. Par la suite, tant Philippe Medery, le coach de Sprimont, que Jean-Marc Collinet, son homologue cinacien, misaient sur leur sang frais, avec les entrées respectives, dans les rangs des jaune-bleu-rouge, de Mikail Ince pour Varela-Gomes (59è), de Jessy Dionisio pour Bigirimana (62è) et de Jérôme Tailleur pour un très bon Christophe Franchi (71è). Les vingt dernières minutes s’apparentaient à un exercice de kick and rush, avec une poignée d’opportunités pour les locaux, et deux autres pour Ciney. Ainsi, à la 67è, une contre-attaque rapidement menée s’achevait par un tir de David Lambrechts au dessus du but de Regnier. Dix minutes plus tard, ce dernier, jusque là plutôt bien inspiré, semait la frayeur dans le public clairsemé en dégageant le ballon sur le dos d’un adversaire puis en rattrapant sa bévue in extremis.

Quoi que visiblement à court de compétition et rapidement grillé, Ince montrait pour sa part en l’espace d’une demi-heure de jolies dispositions, couronnés par une tentative certes un peu molle à la 75è, par un essai bien négocié par Boon à la 87è, puis enfin dans les arrêts de jeu par une contre-attaque qui le voyait isoler Morad Andich sur l’aile droite. Le centre de ce dernier était réceptionné par Verbeeren qui prenait le temps de placer le ballon au fond des filets (2-0).

Medery tenait à rendre hommage à son adversaire du jour. « Ce ne fut certes pas un grand match mais mes joueurs ont compensé la pauvreté technique en faisant preuve de sérieux et de rigueur dans le respect des consignes. Ciney a le mérite d’avoir bien joué le coup en nous neutralisant. C’est un adversaire difficile à manœuvrer dont la place au classement ne reflète certainement pas la qualité ».