Thierry Habets fait son chemin [Interview]

À 37 ans, Thierry Habets, T2 à Sprimont, fait petit à petit son nid dans le monde de la préparation physique. Originaire de Faimes et habitant maintenant Crisnée, cet avant de formation a connu son heure de gloire au RFC Liège où il a côtoyé les de Sart, Wegria et autres Varga. Passé ensuite par Visé et Sprimont, il a mis un terme pour se consacrer à la préparation physique. Portrait d’un garçon qui prend son temps pour gravir les échelons:




Pourquoi êtes-vous devenu préparateur physique ?


Je suis professeur d’éducation physique et ce domaine m’a toujours intéressé. J’ai eu Guy Namurois comme préparateur physique à Liège et j’ai fait mon travail de fin d’étude là-dessus. J’ai travaillé avec les jeunes à Eupen et à Sprimont et depuis mon arrêt en temps que joueur, je m’occupe de la préparation physique des seniors à Sprimont où je cumule avec la fonction d’entraîneur adjoint. Travailler avec les jeunes ne me dérange pas, mais en terme de préparation physique, il faut un suivi et le travail de longue haleine n’est pas toujours évident.



Avez vous suivi une formation particulière ?


Non, malheureusement en Belgique, il n’existe pas de formation spécifique et il faudrait aller voir vers la France et Lille. A l’initiative de Eric Lambert, préparateur physique des Spirous de Charleroi et de Guy Namurois, nous sous sommes regroupés avec Michel Bertinchamps, Bernard Smeets (Mons), Mario Innaurato pour ne citers qu’eux pour suivre des formations qui n’aboutissent malheureusement pas sur un diplôme. Mais ces rencontres avec d’autres préparateurs qui viennent d’autres sports sont très enrichissantes.



Qu’est-ce qui a changé en matière de préparation physique ces dernières années ?


Les programmes sont beaucoup plus individualisés et chaque joueur est différent. Nous essayons d’en tenir compte et de travailler en fonction de cela. A Sprimont, j’ai la chance de pouvoir travailler spécifiquement par petites parties. Bien sûr, l’aventure a un échelon plus haut me tente et je pourrais soit combiner avec mon boulot de professeur ou alors prendre une pause carrière, mais j’ai aussi d’autres projets orientés vers d’autres sports ou la mise en condition de monsieur tout le monde.



Pour quelles raisons avez-vous avez arrêté la compétition ?


Elles sont diverses. J’ai un fils Louis de sept ans et je désire le voir grandir. De plus, la récupération après les matches me demandaient de plus en plus de temps et mon boulot d’enseignant au Dames de l’Instruction Chrétienne à Liège aussi. J’ai la chance d’avoir maintenant un horaire complet. Je ne veux pas lâcher la proie pour l’ombre.



Votre fils joue-t-il au foot ?


J’essaye de le faire goûter à différents sports, mais il est vrai qu’il aime le foot, mais je n’ai pas envie de le pousser coûte que coûte. Il fera ce qu’il a envie de faire.



Quel est l’entraîneur qui vous a le plus marqué ?


Sans nul doute, Eric Gerets à Liège où j’ai eu la chance de jouer 24 matches en D1. Il avait déja un sens du professionnalisme aigu et il faisait très bien passer son envie de gagner aux joueurs. Sa réussite actuelle ne m’étonne pas.