Olivier Vinamont (Eupen): « On ne sait pas comment ça va tourner »

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Olivier Vinamont, une mentalité exemplaire très appréciée par Albert Cartier. (photo L.D.)

  • Le fidèle Olivier Vinamont entame sa septième saison à Eupen. Il occupe aujourd’hui une place de choix dans le onze titulaire d’Albert Cartier, un coach qui retrouve en lui des qualités qui lui sont chères. Mais le Jalhaytois passé par le Standard de Liège n’est pas seulement un battant infatigable, il incarne aussi le nouvel état d’esprit frontalier, tel que prôné par l’entraîneur vosgien. Qui plus est, Vinamont s’érige comme un élément qui monte en puissance. « Il m’a fallu un petit temps pour (…) m’adapter à ma nouvelle place, mais l’important c’est que je sois dans le onze », expliquait-il ce lundi en conférence de presse. Médian désormais décalé côté droit, Vinamont joue avant tout un rôle de « dévoreur d’espaces », du propre aveu d’Albert Cartier. Un poste dont le mentor Vosgien souligne l’importance. « Je place Olivier à ce poste car en tant que numéro 6, je ne sais pas s’il saurait faire basculer le jeu par de longs ballons, comme peut le faire Jadid par exemple. Et d’ajouter: Dans l’équipe, c’est le collectif qui prime, et Olivier est important car il permet par exemple à Matthias Lepiller de jouer son jeu, lui qui est moins à l’aise avec le travail défensif. Ces deux là sont complémentaires. »

    Et cette complémentarité (pas seulement avec Lepiller), exception faite de samedi soir face à Gand (0-3), porte ses fruits depuis l’arrivée d’Albert Cartier au Kehrweg. Si bien qu’Olivier Vinamont (25 ans) se fait un nom en Pro League, petit à petit. « L’avenir? On verra, mais ce n’est pas trop dans ma philosophie de penser à tout ça, confie-t-il avec prudence quand on lui évoque la suite de sa carrière. On ne sait pas comment ça va tourner… ». Ni pour lui, ni pour Eupen d’ailleurs.

    Sous contrat jusque juin 2010, avec option pour une saison supplémentaire, Vinamont et son mental d’acier espèrent une réaction collective, au plus vite, après le faux pas du week-end. « Il est difficile d’expliquer la défaite face à Gand, mais on en a parlé avec l’équipe lors de l’entraînement de dimanche. Il faut travailler, pour préparer la prochaine rencontre qui nous attend, à Genk. C’est un gros match, et ce serait une bonne façon de réagir! »

  • * LA PHRASE (Albert Cartier): « La définition d’Olivier? c’est quelqu’un qui a l’art de voler comme un papillon, et de piquer comme une abeille… Mais comme les autres, il avait de la neige sur les ailes samedi soir. »