D3B: Comme Liège, Verviers compte sur ses supporters

  • « Le RCS Verviers ouvre un compte bancaire pour aider au rachat du matricule 8« , informe Philippe Collette, vice-président du RCSV, via le communiqué suivant:

    « L’échéance est proche : pour le 31 mars, la nouvelle asbl RCS Verviers, qui s’est portée candidate au rachat du matricule 8, aura du trouver toutes les solutions pour ficeler le dossier avec les liquidateurs de l’ASBL RCS Verviétois, en liquidation judiciaire depuis juillet 2009. Mais cela a un coût. Si bon nombre de dossiers ont été menés à bien, il subsistera une part financière que la nouvelle ASBL devra assumer. Si ce n’est le cas, le club redescendra à nouveau en promotion sur application du règlement de l’’URBSFA. Et cela, personne ne le souhaite ! (…)

    En effet, la division 3, c’est le niveau d’une entité comme Verviers. C’est le niveau atteint avec panache en mai 2005 lorsque l’équipe a brillamment décroché son titre de champion de promotion. Et depuis, le club n’a cessé de se redéployer, hormis durant la funeste saison 2008-2009 qui a mené à la liquidation en raison d’une direction temporaire mégalomane.

    Une poignée d’hommes, que l’on peut compter sur les doigts d’une main, ont décidé en juillet 2009 de relever le défi de sauver le matricule 8, septième plus ancien de Belgique, élément du patrimonial du football belge avec aujourd’hui ses 115 ans d’existence. Le RCS Verviers doit continuer à vivre. Et certains l’ont déjà bien compris tel notre ancien président durant 4 ans Luc Foubert qui a laissé tomber sa créance de 140.000 € dans un geste d’honneur en faveur du club qui fut le sien, soucieux de ne pas enrayer sa nouvelle marche en avant. Des créanciers privés ont fait de même dans un but identique. Et puis il y a la Ville de Verviers, acteur incontournable du dossier et ce depuis 2002 après la liquidation de la triste REDV à Dison. Axant son soutien sur une politique sportive concrète, comme c’est le cas pour d’autres sports dans le grand Verviers (Basket de Pepinster, tennis de table, athlétisme, piscine,…) , la Ville, Bourgmestre en tête, a compris que le football, sport numéro 1 au monde, est aussi un vecteur social dans le cadre d’une politique de formation de jeunes sans oublier l’insertion autour d’un loisir sain qu’est le foot, d’enfants moins favorisés et de communautés étrangères. La Ville sait aussi qu’un club de football de bon niveau est une vitrine pour elle, au travers de son image et grâce aux médias (voyons la visibilité actuelle de la cité d’Eupen). La Ville de Verviers, caution des deux emprunts contractés pour financer les dettes de la REDV, a repris le solde restant du (302.000 €) tandis que grâce à un droit de tirage sur la nouvelle SA VIP, partenaire privé/public, il a été possible de payer les arrières de salaires aux joueurs, sans quoi cette dette fédérale signifiait la radiation. Que dire aussi des investissements au stade du Panorama (deux synthétiques, nouveaux vestiaires, éclairage du terrain A,) et à Bielmont (espace VIP, cafétéria, nouvel éclairage, pelouse refaite annuellement,…) sans oublier le complexe du Jonckeu toujours bien d’actualité. Car la Ville sait que de bons outils de travail sont le fondement d’un sport bien pratiqué. Mais voilà : en dépit de tous ces magnifiques efforts, un solde reste à financer par la nouvelle asbl, d’ici le 31 mars, sous peine, répétons-le, de descendre en promotion et de voir notre école des jeunes (220 joueurs -20 entraineurs – niveau national) subir un méchant coup d’arrêt dans sa progression remarquée au sein de la Province, sous peine aussi de reculer sportivement avec notre équipe première qui assure avec les moyens du bord, un remarquable maintien en D3.

    Nous ne pouvons l’admettre ! Refusons cette fatalité. Le club a retrouvé la rigueur financière, en bon père de famille, pour atteindre l’équilibre budgétaire. Les errements financiers – dépenser plus que ce que l’on a – font partie du passé.  

    Voilà pourquoi, le RCS Verviers fait appel à ses supporters, amis historiques du club, bénévoles, celles et ceux qui de près ou de loin, sans aller très souvent au stade, se jettent sur les infos pour voir « ce que le CS a fait », aux plus anciens qui ont connu pour certains encore la division un de 1956 à 1961, puis la D2 jusque 1972, niveau qui devrait être celui d’un club d’une ville de 55.000 âmes (80.000 avec la communauté urbaine).

    Les Liégeois ont sauvé  leur club de la radiation en trouvant les sommes nécessaires pour payer les dettes fédérales.

    Ce que les Liégeois ont réussi, les Verviétois le peuvent également.

    Appel est donc lancer pour faire un don sur un compte bancaire. Objectif : rester en division 3, sauver le niveau de l’école des jeunes, et surtout REPARTIR ENFIN à ZERO, après 25 ans de boulets aux pieds.

    Que chacun à Verviers apporte son soutien, petit ou grand, selon ses moyens. Ce numéro de compte est le 068-8889286-39 ; chaque versement doit en communication préciser le nom et l’adresse du précieux donateur avec la mention «  Sauvons le RCS Verviers en D3 »

    S’ils le souhaitent, les donateurs peuvent être cités sur le site web du club (www.rcsv.be) et chaque semaine, la presse recevra le nombre de dons et le chiffre accumulé. L’opération aura une durée de 50 jours jusqu’au 31 mars 2011.

    Chaque semaine également, un tirage au sort sera opéré parmi les donateurs avec comme prix un abonnement vip pour la saison prochaine.

    D’ores et déjà, la direction de l’asbl RCS Verviers remercie celles et ceux qui apporteront leur écot pour soutenir une opération vitale pour la pérennité de son bon vieux club de football. »