Aywaille : Sougnez ou l’indécision du double shooteur de penaltys


Pierre Sougnez a inscrit deux buts dimanche à Dimitri Habran

  • Pierre Sougnez, l’aqualien a inscrit deux buts suite à deux penaltys. Découvrez ci-dessous, l’interview du médian d’Aywaille (…)


Pierre Sougnez, quelle est la difficulté quand on tire deux penaltys dans un même match ?


Sur le premier, Dimitri Habran me chambre, et je me laisse prendre dans son jeu, et je change ma façon de shooter. Heureusement, je suis bien mon shoot. Il repousse l’envoi, et je marque. Sur le second, j’ai fait le vide complet, et je ne me suis pas laissé influencer. J’ai senti, quand il m’a dit que je n’avais pas les c… pour le shooter au même endroit, qu’il doutait, et je n’ai pas changé de coin avec le résultat qu’on sait.


Si un équipier vous avait dit : « Je le sens bien, je veux le tirer ». Qu’auriez vous fait ?


Cela s’est passé sur le second penalty. Mounir Laayoune s’est proposé, mais je voulais relever le défi, et j’avais une revanche à prendre par rapport au premier que j’estimais avoir raté, même si je l’ai marqué en deux fois. À l’entraînement, j’en shoote toujours trois ou quatre à Laurent Peeters qui est un spécialiste des penaltys arrêtés, et je lui dit où je shoote, et j’en rate peu.


Justement, vous en aviez raté la saison dernière non ?


En coupe de la province et au tour final, oui. Mais, à côté de cela, cela fait trois ans que je les shoote, et j’en ai marqué chaque fois cinq sur cinq en championnat. Cette saison, j’en ai mis un à Tamines aussi.

Cela fait 12 sur 13 en championnat si l’on compte que le premier contre Seraing n’est pas rentré directement. Après mes penaltys ratés en fin de saison dernière, Laurent Peeters m’a poussé à continuer à les shooter, et cette marque de confiance venant d’un gardien comme lui m’est allé droit au coeur.


Vous avez été hué et plus que chambré par le kop de Seraing. Pourquoi ?


Après le deuxième penalty, j’ai effectué un pas de danse devant Habran, et j’ai un peu chambré aussi le kop, mais sans jamais effectué de gestes déplacés comme j’ai pu le lire dans d’autres journaux. J’ai juste sorti la langue, et j’ai reçu la jaune.


Quand Philippe Derwa vous dit après cela : « Si tu es exclu, je te coupe la tête », vous avez paniqué ?


Pas du tout, cela m’a encore plus motivé. Comme l’attitude du kop sérésien m’a aussi sublimé, même si je n’accepte pas les propos impolis de celui-ci. Ma belle-mère qui est enseignante venait me voir pour la première fois, et je l’ai entendue crier qu’ils pouvaient rester polis. C’est tout dire.


Aywaille effectue un brillant début de saison. Pourquoi ?


Je vais en étonner plus d’un, mais je me dois de reconnaître que les touches tactiques de Philippe Derwa font beaucoup.

Les autres années, j’en riais un peu, car j’estimais qu’en P1, cela n’était pas toujours justifié.

Mais je me dois de reconnaître, qu’en promotion, le positionnement et les changements tactiques font que nous sommes à cette place dans le classement.{jcomments off}