P1: 630 minutes sans prendre de buts pour Colson (Blegny)


Le gardien Maxime Colson a quitté Aubel la saison dernière (photo LD).


Après 630 minutes de jeu, Maxime Colson, le gardien de Blégny garde ses filets toujours inviolés et n’éprouve pas trop de stress face à ce record. Retrouvez ci-dessous l’interview du jeune recordman (…)



En quelques mots, quel est votre parcours footballistique ?

J’ étais à Eupen en 2005-2006 avant de venir à Bas-Oha où je suis resté une saison. Je suis ensuite resté deux saisons à Aubel et fin de saison dernière, j’ai dû trouvé un autre club. J’ai sonné à Pierre Chandelle et l’affaire a été faite. J’habite à Cerexhe-Heuseux et je suis magasinier chez TNT.


Ce record doit quand même vous trotter en tête ?

Je n’irais pas jusqu’à dire cela, mais il est vrai que j’y pense et qu’on en parle de plus en plus. Christian Potty, l’entraîneur des gardiens m’avait au début du championnat lancé un deal en me disant que si je restais trois matches sans prendre de but, il payait un casier. Il en a déjà payé deux et moi un, car on a gagné dimanche contre Aubel, mon ancien club.


Quand avez vous tremblé le plus ?

Ben, c’était dimanche contre Aubel après deux minutes de jeu. Suite à un long dégagement, Cédric Chauveheid s’est retrouvé seul devant moi et je me suis dit que mon record tombait à l’eau, mais j’ai sorti le ballon. Il faut dire que les trois premiers matchs ont été relativement faciles. A Verlaine, j’ai réalisé un bon arrêt au bon moment et contre Montegnée, je me suis retrouvé trois fois face à face avec le fameux Taylor. Et chaque fois, j’ai remporté mon duel.


Quand tombera ce record ?

Je ne sais pas et je n’y pense pas trop. Entre nous, on se fixe toujours des objectifs à moyen terme et le prochain est de gagner la première tranche sans prendre de but, mais si je prends un but à Franchimont dimanche, je n’en ferais pas une affaire d’état. Mais, il est vrai qu’un de mes défenseurs m’a dit que si on réalisait la passe de dix matches, il mettait un fût. Ce n’est pas négligeable (rires)


Blégny est une équipe qui ferme bien le jeu ?

Non, je suis certain que Pierre Chandelle ne dirait pas non à un 4-3 plutôt qu’à un 1-0. J’ai la chance d’avoir devant moi une défense qui bloque bien l’adversaire et je dois ainsi ne pas trop m’employer… pour le moment.