Varela Gomes (P1): « Amay a tout pour se sauver »

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Varela-Gomes pense que Amay va rester en P1


  • Quatorzième en P1, Amay doit composer sans son buteur Varela Gomes. Macedo croit toutefois au maintien.(…)


Début septembre, l’attaquant amaytois Macedo Varela Gomes s’est lourdement blessé à l’entraînement. Le diagnostic ? Implacable : rupture du tendon d’Achille et saison terminée. Un coup dur pour l’ancien Sprimontois… et pour Amay, qui a pu mesurer toute l’importance que prenait Varela Gomes sur la pelouse. Entretien avec un joueur qui reste optimiste et confiant pour l’avenir de son club.

Macedo Varela Gomes, comment allez-vous ? Où en êtes-vous au niveau de votre blessure ?

Je me suis donc occasionné une rupture totale du tendon d’Achille à l’entraînement et directement, on m’a posé un plâtre qui a été enlevé il y a une quinzaine de jours. Je suis maintenant en période de revalidation avec des séances de kiné. Je marche sans béquilles mais suis, bien sûr, toujours en période d’incapacité au niveau de mon travail d’électricien. J’ai la chance d’avoir des patrons compréhensifs et un copain comme Wanderson Da Silva (joueur à Bertrix), qui m’a beaucoup aidé. Sans oublier Eliaquim Mangala, qui est maintenant à Porto.

Et Amay, vous y pensez toujours ?

Bien sûr que oui. Je vais d’ailleurs revenir les voir au prochain match. En fait, je suis retourné un petit mois à Paris près de mes parents car ici, à Hermalle-sous-Huy, je tournais un peu rond si on peut parler ainsi. J’ai gardé beaucoup de contacts et de copains footballeurs en région parisienne. J’ai été formé au Red Star et mon formateur de l’époque, Gilles François, occupe maintenant un poste important au niveau de l’école des jeunes du PSG. Je suis donc resté dans le milieu du foot là-bas en suivant plusieurs matchs. Je vois toutefois qu’Amay ne va pas très bien pour l’instant. Comme je suis maintenant rentré en Belgique, je vais essayer de les soutenir un maximum.

Justement, selon vous, qu’est ce qui ne va pas à Amay ?

Je pense que c’est une question de mental avant tout. Après la saison que nous avons réalisée l’année dernière, il est très difficile de confirmer. Nous étions une surprise l’an passé, tout le monde nous attend désormais. Mon absence peut paraître préjudiciable mais le recrutement a été bien fait, je ne suis pas indispensable. Le groupe possède des qualités footballistiques indéniables, c’est donc au niveau du moral, peut-être, que les choses doivent évoluer. Amay possède aussi un coach, en la personne de Daniel Boccar, qui sait bien dialoguer avec ses joueurs, ce qui devient de plus en plus rare. En plus, il est capable de rester calme dans les situations difficiles. Je ne crois pas qu’Amay descendra en P2 car sur le peu de matchs que j’ai eu l’occasion de voir, j’estime que nous ne sommes pas moins forts que beaucoup d’équipes de la série.

Et la saison prochaine, vous y pensez déjà ?

Ce qui est certain, c’est que j’ai fait une croix sur celle-ci. J’ai déjà été absent des terrains pendant sept mois en 2006 et je suis revenu encore plus fort. J’ai maintenant 29 ans et souhaite de tout cœur qu’Amay reste en P1. Si tel était le cas, je ne vois pas pourquoi j’irais voir ailleurs. J’ai tissé au club des liens d’amitié avec Pascal Fossion et Georges Jespers notamment et je m’y sens bien. Le coach est idéal et les joueurs ne manquent pas de qualités.¦