Liégeois d’ailleurs : Paralimni, le club belgicain de Laurent Fassotte

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  • Laurent Fassotte évolue toujours à Chypre mais au club de Paralimni. Des ennuis aux adducteurs l’ont contraint à se faire opérer cette semaine à Munich chez un spécialiste allemand. Découvrez ci-dessous l’interview de ce Verviétois (…)

 

Pouvez vous nous expliquer pourquoi vous avez changé d’air?


En fait, j’étais toujours sous contrat avec AEL Limassol jusqu’en juin 2010 et une option de deux années supplémentaires mais comme souvent, quand un nouveau coach débarque, il emmène des joueurs avec lui. Mais la manière dont j’ai été averti me reste en travers de la gorge ! Fin de saison dernière, après la finale de coupe perdue, une liste d’une dizaine de joueurs devant quitter le club était parue dans la presse locale. Mais à ce moment (mi mai), on m’a assuré qu’on comptait sur moi et que cette liste n’avait aucune valeur. Mi-juin, j’ai reçu un coup de téléphone du secrétaire général que le club voulait me rencontrer pour trouver une solution et rompre le contrat car le nouveau coach voulait emmener un défenseur central de son ancienne équipe et que c’était mieux pour moi de partir que de ne pas jouer.

La séparation ne fut pas simple mais j’ai eu la chance qu’ Enosis Paralimni était très intéressé. Au départ, je voulais rester proche de Limassol car mon fils, Martin (6 ans), est scolarisé dans une école anglaise privée et nous ne souhaitions pas le changer de nouveau d’école. Mais, à cette date (mi-juin) tous les clubs ont bouclé leurs effectifs car ils se rabattent sur des joueurs libres. Paralimni était le meilleur choix possible et je ne le regrette vraiment pas car je suis heureux là-bas !

Quelles sont les différences entre votre nouveau et votre ancien club ?

– Je suis agréablement surpris par beaucoup de choses qui faisaient défaut à AEL. L’organisation de mon club actuel est nettement plus structurée et les infrastructures sont de qualité. Je veux dire par là les terrains d’entraînements, le vestaire, la salle de fitness et le cabinet des kinés.

C’ est nettement plus moderne, plus fourni et plus professionnel que dans mon ancien club ! Je retrouve un club où les membres du club font le nécessaire pour que les joueurs se sentent bien et soient essentielllement concentrés sur le plan footballistique. L’année passée, c’était les résultats qui passaient avant tout ! L’ambiance est excellente et nous formons une vraie famille. Mon intégration s’est super bien déroulée car j’avais fait mes preuves avant avec AEL et les anciens me connaissaient bien donc. La confiance en moi était grande. La seule chose qui me manque, c’est le manque de public à Paralimni ! à AEL, j’adorais cette ambiance de feu lors de chaque match. En tant que joueur, on se sent pousser des ailes ! Ici, les quelques 500 spectateurs qui nous soutiennent à domicile sont nettement moins fanatiques que les 4 à 5000 qui venaient au stade à Limassol.. AEL est une religion, certains ne vivent que pour leur club ! Ils étaient 15000 pour nous soutenir lors de la finale de coupe perdue en mai dernier. Je ne vous décris pas la détresse ! 20 ans qu’ils attendaient une victoire en coupe !

 


Quand vous êtes vous blessé et de quoi souffrez vous ? Pourquoi être parti vous faire opérer en Allemagne ?


– Je souffre des adducteurs depuis longtemps ! En effet, j’ai été victime d’un péritonite aigüe en avril 2003 et j’avais failli y rester ! A partir de ce moment, j’ai toujourss eu des gênes à répétititon au niveau des adducteurs. L’an dernier, je me rappelle avoir été au repos deux semaines afin de me soigner mais j’ai continué à jouer jusque fin de saison en n’étant pas en pleine possession de mes moyens. Avec le recul, Ce fut une erreur! C’ est peut-être ce qui m’a coûté ma place à AEL en fin de saison pour les demi-finales et la finele de coupe.

Cette saison avec Enosis, j’ai fait une excellente préparation et un bon début de saison jusqu’au début octobre où j’ai recommencé à ressentir des douleurs aux adducteurs.

Je n’ai pas cessé de jouer car je me sentais en forme et la douleur était supportable jusque-là. J’ai continué les trois mois suivants à jouer sous anti-inflammatoires mais mon niveau s’en est fait ressentir car chaque semaine, je faisais l’impasse sur l’une ou l’autre séance.

J’ai malheureusement dû arrêter complètement lors de l’échauffement du premier match en janvier quand j’ai senti une douleur vive au tendon de l’adducteur droit. J’ai déclaré forfait pour ce match et décidé de me soigner et de voir quelle était la meilleure solution. L’opération m’avait déjà effleuré l’esprit.. Une opération à Chypre me laisserait trois mois hors combat ! D’après le docteur de mon club, je souffre d’un syndrome qui allait à chaque fois réapparaitre, donc l’opération consistait la meilleure solution.

Plusieurs chypriotes (dont mon capitaine à Enosis) avaient déjà subi une intervention en Allemagne chez une spécialiste pour les abdominaux et aines. Et la durée d’inactivité n’était que de trois semaines ! Après renseignements pris, le club était d’accord de m’envoyer à Munich consulter la Dr Ulrike Muschaweck et de subir une intervention le lendemain si nécessaire.. Elle oeuvre depuis plus de quinze ans et à opéré plus de 15000 patients !

C’ est ainsi que je suis venu ce jeudi à Munich et le lendemain je me faisais opérer des deux côtés.

Je fus très impressionné lorsque je me suis présenté à son cabinet. Il y avait des photos de tous les patients venus se faire opérer. Je vouss cite en passant pêle-mêle Peter Cech, Owen, Kahn, Basler, Strupar, Thon, Sa Pinto, Berbatov, Jancker, Nowotny, Ramelow,… etc ainsi que beaucoup de sportifs d’autres disciplines !

Je me suis fait opérer juste après Steffan Hoffman, capitaine du Rapid Vienne, on a même discuté quelque peu entre les deux opérations..!

L’intervention est appelée « Minimal Repair » Technique of the groin (de l’aine), qui provient d’une faiblesse des muscles abdominaux dans la région de l’aine. Elle va renforcer le trou du canal inguinal postérieur qui va permettre de faciliter la circulation dans cette zone. C’ est compliqué de comprendre exactement surtout quand on me l’explique en anglais !!!


Vous gardez des contacts avec quels joueurs connus en Belgique ?


– J’ai encore des contacts avec Marius Mitu, Emilio Ferrera, Gilles De Bilde, Nicolas Timmermans, Max Coveliers, Igor Nikolovski suite à mes passages au RWDM et au Lierse mais je n’oublie pas non plus mes années passées à Visé et à Sprimont où j’ai gardé d’excellents rapports dan s les 2 clubs

Cette année, à Enosis, j’ai des compatriotes flamands ds mon équipe tels que Rocky Peeters (ex- GBA, St Trond, Roulers), Jimmy De Wulf (ex-Cercle) et Dieter Van Tornhout (ex-Club, Roda). Ainsi que Ninoslav Milenkovic, international bosniaque qui fut mon coéquipier au lierse. Et notre coach, très connu en Belgique, Cédomir Janevski, ancien joueur de Charleroi et du Club. Qui a été adjoint de Trond Sollied au Club, à Gand et à l’Olympiakos en Grèce. Il a fait une pige quelques mois au club avec, à la clé, une victoire en coupe contre le Standard en 2007.

Mais à Chypre, il y a pas mal d’anciennes connaissances de notre championnat dont Martin Kolar, Néva, Zewlakow, Brahami, le coach Muslin, Gadiaga, Edwin Ouon,..


Et votre famille comment vit-elle cela ? Votre femme et Martin sont toujours à Chypre ?


-Tout se passe très bien, elle s’est vraiment adaptée à notre nouvelle vie à l’étranger !

Martin est à l’école anglaise et est très à l’aise ds son nouvel environnement, il est très copain avec le fils d’un ex coéquipier Serbe d’Aelet ils font du foot ensemble aussi ! La qualité de vie est importante quand on change de pays et là, on peut affirmer qu’on est vraiment content d’avoir tenté l’aventure

 


Comment voyez vous la suite de votre carrière ? Un retour en Belgique ? Et une fois que le foot actif sera terminé ?


-Je possède un contrat jusqu’en juin 2011 avec Enosis Paralimni et j’aurai 33 ans. Je verrai les possibilités, mais je me vois bien prolonger mon aventure à Chypre et terminer ici !

Un retour en Belgique n’est pas à l’ordre du jour car je suis parfaitement intégré ici et je me plais beaucoup dans mon club.

Après ma carrière de joueur, je compte bien rester dans le milieu du foot et devenir coach. Pas agent de joueur. J’ai déjà une âme de coach depuis le début, j’observe beaucoup, je prends des notes, c’ est intéressant. J’aime aussi diriger mes coéquipiers vu ma position sur le terrain


Quand vous rentrez en Belgique, qu’aimez vous retrouver comme sensations (nourriture, loisirs) ?


– J’aime retrouver ma famille et mes amis. C’ est toujours court mais ça fait du bien, je ne les vois pas assez, mais grâce à internet et le téléphone, on est régulièrement en contact

La nourriture locale me manque c’ est vrai même si les plats chypriotes sont excellents ! Mais rien de tels que de bonnes moules ou une choucroute ! Les quelques jours passés à Noël en Belgique, j’ai eu le temps d’une raclette et de bons boulets liégeois et comme loisirs, je prends du plaisir avec mes amis à participer à des tournois après la saison, on a une excellent ambiance et on s’appelle « les vétérans de limassol » car on est plus trop jeune pour la plupart !{jcomments off}