Liégeois d’ailleurs : Laurent Fassotte se sent pourtant toujours bien à Chypre


Laurent Fassotte espère retrouver au plus vite de l’embauche.

  • Laurent Fassotte joue à Chypre. Le Verviétois a passé 2 ans à AEL Limassol et 2 ans à Enosis Neon Paralimni où la saison ne s’est pas bien terminée. Interview d’un garçon qui aimerait bien rester à Chypre: (…)

Que devenez-vous Laurent Fassotte ?

Je suis parti un peu dans l’inconnu il y a quatre ans avec ma femme Anne-Noëlle et mon fils Martin. Nous nous sommes très vite adaptés à notre nouvel environnement, alors qu’au départ, mon contrat était d’une saison. Depuis, mon gamin va avoir 8 ans et fréquente une école anglaise tandis qu’une petite sœur Lolita est venue agrandir la famille en février.


Comment s’est déroulée cette saison ?

Cette saison déroulée en deux temps. Dans un premier temps, j’ai été titulaire lors des douze premiers matchs, puis je me suis fait une élongation début décembre et je suis resté hors course un mois. J’ai repris ma place mi-janvier au moment où le club s’est séparé de Janevski pour cause de résultats insuffisants. Ensuite, un mois et demi plus tard, je me suis retrouvé sur le banc alors que les résultats étaient bons et l’équipe sauvée de tout danger ! Mais une élimination en coupe a été fatale aux trois joueurs les plus âgés dont je fais partie. Depuis fin février, je ne joue plus et mon contrat arrive à terme.


Et l’avenir ? Un retour en Belgique est possible ?

Je sais que je ne poursuivrai pas à Paralimni. Je n’ai plus été recontacté par des clubs belges depuis mon départ à Chypre. Je garde quelques contacts avec certaines personnes du football belge. Découvrir un autre pays pourrait se révéler une option mais rien n’est à l’ordre du jour. Revenir en Belgique un jour ? Pourquoi pas. Ceci dit, je n’ai jamais cherché à rentrer à la maison, ma première idée étant de rester à Chypre.


Et l’après carrière, il faut la préparer non ?

Forcément, à 33 ans, j’y pense. Le foot m’a tout donné, tout apporté et j’ai appris énormément de choses tout au long de ma carrière. Des bonnes avec des entraîneurs de qualité (Ferrera, Labarbe, Jacobs) et des moins bonnes aussi qui m’ont montré les erreurs à ne pas faire lors de la gestion d’un groupe. J’ai toujours eu une âme d’entraîneur sur le terrain, j’aime être le relais du coach, avoir des responsabilités, ce que je n’ai pas eu ces derniers temps. Je suis né avec un père entraîneur qui m’a transmis le virus ! Un rôle de responsable sportif d’un club serait également un défi intéressant. Grâce à ma connaissance de plusieurs langues, j’espère pouvoir m’en servir si je ne devais pas continuer dans le milieu du foot.


Et l’affaire des paris truqués ?

Je laisse faire la justice. Assez de choses ont déjà été écrites à mon sujet et je souhaite que la vérité soit rétablie sur toute cette histoire qui a terni mon image. Je sais que des devoirs d’enquête ont encore été redemandés en novembre 2010. J’ai un devoir de réserve.