Mombongo (Antwerp): « Eupen, c’est le Barça de la D2″

Aujourd’hui à Anvers, Freddy Mombongo reste fort attaché aux Pandas…

C’est avec son large et inimitable sourire que Freddy Mombongo, l’ex-Eupenois aujourd’hui à Anvers, a accueilli son ancien club, mercredi soir à l’occasion du match Antwerp – AS Eupen. Au terme du partage entre les deux formations (0-0), l’atypique buteur germano-congolais de 28 ans s’est livré à cœur ouvert le temps d’une interview avec ses « amis les journalistes d’Eupen (sic) »…


Freddy, tu es resté sur le banc face à Eupen. Pas trop déçu de ne pas avoir pu jouer contre tes anciennes couleurs ?
Je vais peut-être vous surprendre, mais non, ça va, je ne suis pas trop déçu. En tant que footballeur, on veut toujours jouer, mais affronter Eupen, ce club qui m’a tant donné, c’est particulier et je n’avais pas forcément envie d’être sur le terrain. Vous savez, Eupen, c’est mon premier amour. Et le premier amour ne s’oublie jamais…


Les supporters eupenois non plus ne t’ont pas oublié !
Oui, à la fin du match, je suis allé les applaudir et ils ont chanté ma chanson et scandé mon nom. Ça m’a vraiment fait chaud au cœur. Je tiens à les remercier.


Après avoir quitté Eupen en 2011, tu as rejoint Mons (deux ans) et l’Antwerp depuis la saison 2012-2013. Comment ça se passe pour toi au sein du matricule un ?
Anvers est un super club, avec de magnifiques supporters. L’an dernier, quand je suis arrivé, j’ai fait une bonne préparation avant de me blesser plusieurs mois. La saison était gâchée, donc j’ai dû me concentrer sur celle-ci et la préparer au mieux.


Mais tu ne joues pas autant qu’espéré…
Non, c’est vrai, mais j’ai tout de même reçu ma chance à quelques reprises. Toutefois, je respecte les choix du coach même si mon envie, de mon côté, c’est de jouer. J’avais la possibilité de partir avant la fin du mercato, mais l’Antwerp a refusé les offres me concernant. On verra si Anvers, où mon contrat se termine en juin 2014, compte sur moi. Au pire, il reste le mercato de janvier…


Ça fait quoi, d’être coaché par Jimmy Floyd Hasselbaink ?
Cet homme est un grand monsieur du football. C’est un privilège d’être dans l’équipe d’un ancien grand joueur comme lui qui est passé par les plus grands clubs (NLDR : Leeds, Charlton, Atletico de Madrid, Chelsea, etc.). C’est un homme qui a du charisme et qui fait partie de l’histoire du football.

Parlant d’histoire et de souvenirs, quel est LE moment que tu retiens de tes années à Eupen ? La montée en D1 ?
La montée ? Pas uniquement, non. En fait, mon expérience à Eupen, c’était un tout. Et ce tout, globablement, me laisse un super souvenir. Être dans un club et voir la petite révolution qui s’y opère de l’intérieur, c’est spécial. Durant mon passage à Eupen, tout a changé, d’un petit club, c’est devenu une formation de D1 qui a su se faire un nom dans le paysage du football belge.


Et aujourd’hui, quel regard portes-tu sur l’AS Eupen version Aspire ?
Je vais être honnête : Eupen, c’est une équipe qui propose du vrai football. Un jeu court, des passes rapides. Pour moi, l’AS Eupen, c’est le Barça de la D2. Comme à Barcelone, on remarque que ces gamins, qui n’ont même pas 20 ans pour la plupart, ont été formés ensemble et sont habitués à jouer les uns avec les autres. C’est beau à voir. On voit qu’il y a une académie de qualité derrière tous ces petits formats. Notre coach nous avait prévenu, et on a d’ailleurs adapté notre tactique sur base des vidéos de leurs matches, car on sait qu’ils sont redoutables en possession. Et ici, ils viennent arracher un point dans des conditions qui n’étaient pas faciles : ce n’est pas évident de jouer face à un public qui met une telle pression, comme ici au Bosuil.


Un Freddy Mombongo aurait-il sa place dans cet AS Eupen-là ?
Je ne sais pas (rires), mais j’ai peut-être un profil d’attaquant plus expérimenté qu’il n’y a pas à Eupen pour l’instant. Et puis il ne faut jamais dire jamais, il y a un mercato en janvier, alors qui sait…