L’Espagnol Corredor (ex-Spa) l’affirme: « J’aimerais relever un nouveau défi en Belgique »


L’Espagne connaît une crise économique qui pousse de nombreux jeunes à tenter l’aventure à l’étranger. Parmi ceux-ci, il y a ceux qui s’en vont pour jouer au football dans un autre pays. Ferran Corredor est de ceux là. Le médian passé par Palamos, Palafrugell, Figueres (3e, 4e et 5e niveau du football espagnol) et par l’Espanyol de Barcelone chez les jeunes est arrivé à Spa l’hiver dernier. Une expérience qui lui laisse un goût de trop peu, comme il nous l’a confié la semaine dernière, depuis chez lui, à Palamos, sur la Costa Brava.


Ferran, quel souvenir gardez-vous de votre passage de 5 mois en Belgique?

Globalement, l’expérience était positive. C’était la première fois que j’allais vivre à l’étranger et je suis rentré en Espagne avec un goût amer en bouche. Parce que Spa est descendu et parce que j’estime que j’aurais pu aider un peu mieux cette équipe de Spa. Toutefois, les conditions et le climat au sein du club n’étaient pas très favorables. Mais j’ai aussi ma part de responsabilité, comme ma carte rouge face au RFC Liège. J’ai parfois mauvais caractère (rires). En tout cas, je peux affirmer que j’ai tout donné pour tenter de sauver Spa de la relégation.


Quel regard portez-vous sur la situation actuelle de Spa, en P1 et avec de nombreuses difficultés pour composer une équipe…?

C’est dommage ! Il ne reste plus grand monde alors que le championnat va commencer. Je leur souhaite de s’en sortir et, qui sait, de retrouver un jour les divisions nationales. Mais je pense qu’une implication plus forte de la ville serait nécessaire pour y arriver.


Le football belge et le football espagnol sont assez différents… On imagine que vous avez eu le temps de vous en apercevoir lors de votre passage à Spa?

Il est difficile de comparer les niveaux. Mais j’ai l’impression que physiquement les équipes en Espagne sont un peu plus fortes. Les arbitres aussi. Quant aux surfaces de jeu, il y a beaucoup de terrains, en Belgique, sur lesquels il est difficile de prester à un bon niveau, même en promotion. J’ai d’ailleurs assisté à des matches de D3 belge et cela me semblait beaucoup mieux. Le style de jeu, par exemple, me correspondait mieux.


Aujourd’hui, vous êtes rentré en Espagne. Quel sera l’avenir de Ferran Corredor?

À vrai dire, je cherche la stabilité. Celle que l’on peut trouver par un travail et le football comme complément. Retourner en Belgique me plairait, en nationale, voire en provinciale si les conditions me le permettent. D’autant que j’ai entraîné les jeunes à l’AS Eupen et que je pourrais poursuivre ce travail si je revenais en Belgique. Le club eupenois (NDLR: son oncle n’est autre que Jordi Condom Auli, T2 de l’équipe première) me l’a à nouveau proposé. Très franchement, je suis ouvert à toute proposition, que ce soit en Espagne, en Belgique ou ailleurs. Mais en Belgique, on sait déjà ce que je peux apporter. Et je me débrouille en français, ce qui est un plus pour un éventuel travail, aussi.


> Ferran Corredor, au sujet duquel Tony Niro déclarait « On voit qu’il a un gros volume de jeu et de la présence sur le terrain. Il va nous amener un plus », est joignable

via le 0034615150805 (GSM, ou Whatsapp / Viber)
ou par  email:   ferran_corredor_con@hotmail.com