La rubrique du coach Derwa: « Tac et Tic – mon grand père m’a dit » (épisode 2)

Tous les mercredis, retrouvez l’histoire tactique de la Coupe du Monde
décrite par nos aïeuls avec un zeste de wallon.


Tous les mercredis, retrouvez l’historique tactique de la Coupe du Monde  et tout cela, réalisé par Philippe Derwa, entraîneur diplômé. Découvrez l’épisode numéro 2 ci-dessous


Mon grand-père m’a dit : (2)

 

Ancien mineur et maçon, la taille de ses mains m’a toujours impressionné. Mais le voir aux prises avec un livre de poche m’a toujours fait marrer.

« 1880, s’écria-t-il en refermant son archive. Le premier système qui mérite un arrêt sur image s’appelle Pyramidal ou La Méthode, met le terrain sur la hauteur m’fi, tu vois la pyramide ?  » (photo 1)


 » Regarde, les deux équipes jouaient avec 2 défenseurs, 3 milieux de terrain et 5 attaquants en ligne, il devait y avoir du spectacle. Et on a joué comme ça jusqu’à l’entre-deux guerres, mais faut avouer qu’entre 1914 et 1920, on avait autre chose à faire », les seules modifications apportées ayant été les 5 attaquants qui se disposèrent en 2 soutiens offensifs et 3 attaquants. (photo 2)



Cela se rapproche très fort du 1-4-3-3 que nous connaissons avec 2 meneurs de jeu. Cette tactique se reposait sur la vieille règle du hors-jeu qui imposait 3 joueurs et non 2, comme c’est le cas actuellement, entre le but et l’attaquant recevant le ballon, cette règle explique la présence des 2 libéros. Les deux équipes se disposaient dans la même tactique, les entraineurs dédoublaient déjà les flancs et l’attaquant était surveillé alternativement par les 2 liberos. »

La notion de zone prenait donc déjà naissance.

L’Italie gagna dans cette formule les Coupes du Monde de 1934 et 1938 ainsi que les Jeux Olympiques de 1936.

 » Avec 2 libéros?

–  » Combien ? « 

–  » 2 libéros que je te dis. 2 libéros, ça ne te rappelle pas certains matchs de l’année passée en P1, ça m’ gamin !  »

 » Tu ne vas pas djazer sur les djins devant l’gamin ! Asteure, c’est tot, on va si couki « , s’écria ma grand-mère.